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La cérémonie de la Genferei, version 2018

  • Cérémonie
  • Introduction
  • Historique
  • Les Fêtes de Genève
  • Les Travaux du Grand Théâtre
  • La Brochure des Votations du 24 Septembre
  • La Police Genevoise
  • Le Winner

affiche 2018

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Petit mot d'accueil par Joël Boissard

Joël BoissardQuel plaisir de vous voir aussi nombreux ce soir !
 
C'est presque une surprise si on jette un coup d'œil dans le rétroviseur de l'année qui s'est écoulée…

Une année tragique, on peut le dire… Une année où nous avons tous été touchés, d'une manière ou d'une autre, par les difficultés que notre temps réserve aux médias.

Et du coup, je me pose la question ce soir : est-ce qu'on peut-on encore rire, en tant que journalistes ?

Peut-on encore rire, par exemple,  des vacances de M. Maudet, dont sa seigneurie nous en a fourni autant de versions différentes que de rayures noires sur le tableau jaune derrière son bureau, alors que c'est nous qui sommes accusés de produire des fake news à la pelle et de manipuler l'opinion au service du pouvoir en place ? 

(Quelle blague, franchement, d'ailleurs… vous croyez vraiment que si on voulait manipuler l'opinion, on le ferait au service du pouvoir en place ? Mais non… on manipulerait l'opinion à NOTRE service… on est pas con à ce point là, quand même !)
Peut-on encore rire de Jean Lemeilleur, Jérémie Peutetre , et Pierre Avoir, ces faux noms sur les faux bulletins de vote qui ont failli nous coûter un reboot de la campagne électorale 2018, alors que, de notre côté, les noms dont on nous affuble presque chaque jour, c'est : gauchiasse ou : journalope ! Franchement, nous sommes tellement déconsidéré aujourd'hui, que je n'ai toujours pas dit à ma mère que j'étais  journaliste. Elle croit que je suis pianiste dans un bordel et j'aimerais pas la décevoir.

Joël BoissardPeut-on encore rire du Département de l'Instruction Publique, qui a connu, pendant la campagne d'Anne Emery Torracinta, plus de fuites qu'un Titanic dans un verre de Mojito, alors qu'à La Tribune, au Matin et dans pratiquement tous les autres médias, ce sont les employés qui écopent les résultats d'une gestion directoriale désastreuse ?

Parce que moi je vous le dis ce soir : les journalistes sont une espèce menacée de disparition… C'est bien simple : on remplit tous les critères :

- Taille de la population en baisse… à raison bientôt d'un titre par mois
- Un taux de déclin dont le responsable natalité de la république populaire de Chine n'arrête pas de nous demander la recette
- Une baisse de l'aire de répartition géographique qui a même suscité une campagne de soutien pour nous, lancée par les orangs outan d'Indonésie
Alors moi je vous le dit : dans quelques années, lorsque quelqu'un cherchera un journaliste, on lui répondra en pointant du doigt le musée d'histoire naturelle… Et là, à l'étage des espèces disparues, on retrouvera un Marc Moulin empaillé, stylo en main, doigt levé pour poser une question… Il sera situé entre un couple de Dodo entrain de couver au bord du lac et la dignité de Tamedia, cachée sous un paquet de dividendes.Joël Boissard

Alors finalement, pour répondre à la question que je m'étais moi-même posé au début de cet exposé (oui, je suis journaliste : je fais les questions ET les réponses…), je crois que oui, il faut continuer de rire…

Alors que La Tribune de Genève s'écrit aujourd'hui en partie depuis un petit village de pêcheurs nommé Lausanne, que l'ATS n'engage plus que des ambidextres pour qu'ils puissent écrire deux dépêches en même temps et que la foule des internautes frustrés nous conspue à tour de post parce qu'on s'obstine à ne pas écrire ce que eux veulent lire, il faut rire aussi fort que possible. 

Parce que, comme je le dis tout le temps, rire, c'est la politesse du désespoir… et puis surtout, parce que le pouvoir en place nous l'a bien expliqué : c'est bon pour la santé… et que c'est plus important que tout, la santé ! Alors : santé !

La malédiction de la Genferei, présentée par Philippe Bach

 

Genferinen, Philippe Bach
Genfer,
Mes chers petits Padavans,

Une nouvelle fois nous voici réunis par la grâce du marronnier fou de la Treille qui veille sur nos destinées et sur celles de l'Esprit de la Genferei.
Il me revient de vous expliquer l'inexplicable. Le mystère de la Genferei qui nous rassemble ce soir comme une meute de lions guettent le gnou naïf, jeune ou affaibli près d'un point d'eau (ou tels les pandores opportunistes de M. le Maudet traquant les migrants près de l'Office de la population).

En guise de propos liminaire, je voudrais tout d'abord saluer ici notre vénérable huissier au sourire si doux, de blanc ganté, arborant le bicorne, sa cape flottant au vent tel un Superman en goguette. Ne manque que le slip rouge par-dessus le pantalon.
Mais ceci est une autre histoire, qui ne nous regarde pas.
Celle qui nous occupe est la volonté de la Chancelière de s'attaquer au saint homme.
HuissierNotre huissier outragé,
Notre huissier martyrisé,
Notre huissier, dans un cul de basse-fosse jeté,
Notre huissier, décapité, débicorné…
Par l'inique, la maléfique, la cafteuse Anja Wyden, l'Aletsch de la pensée, le Stockalper de la politique,

Mais, par la grâce et la sagesse des juges de Mon-Repos,
Notre huissier blanchi, tel un dealer de coke gominé du MCG ou un migrant photographié par Fernand Melgar
Notre huissier, libéré, délivré…
Notre huissier, sanctifié, que son règne vienne…

Pour saluer cette bonne et genferische nouvelle –qui dit que la presse n'annonce que les faits divers sordides- je propose une pluie. Vous connaissez le principe:
Vous applaudissez avec 1-2-3-4-5 doigt. Vivat.
Merci pour lui. Anja, si tu nous entends, tu ne l'emporteras pas au paradis. Ce qui me ramène à ma question initiale:

La Genferei, donc, quesako?
Mais vous êtes là, toutes et tous, attiré par l'odeur du napalm au petit matin. Donc, inutile de vous l'expliquer.
La Genferei a été, est et sera.
Elle a été de tout temps, vortex qui a précédé le big bang.
Elle est entrée dans l'histoire, quand ce vieux Jules a rasé un certain pont que, 2000 ans plus tard, nous nous évertuons à reconstruire.
Elle sera, même quand il n'y a aura plus de journaux. Ce qui ne saurait tarder vu le rythme auquel les gnomes fourbes et avaricieux de Zurich mettent à les fermer pour remplir leur piscine de pleines brouettes de billets de banques afin de prendre des bains d'argent, tels des Oncle Picsou rendus déments par la folie de l'or.
Elle est l'alpha et l'oméga du dérapage,
le Beluga de la gaffe,
la perle du dépassement budgétaire jetée aux cochons papiervores et audio-visuels que nous sommes.
Philippe BachEt surtout, son pouvoir est énorme. Ils ont été trop nombreux et trop nombreuses à ne pas prendre au sérieux son pouvoir, à ricaner sur le côté obscure de la sa force.
Et bien, la malédiction de la Genferei est tombée sur eux.
Les malheureux. Ils ont payé cher leur outrecuidance, ils brûlent dans les géhennes de leur autosatisfaction, leur nom a été effacé par le burin de l'histoire de tous les monuments genevois. Eux-mêmes ont oublié jusqu'aux initiales de leur patronyme.
La Genferei fait passer la malédiction des pharaons pour une aimable ascension du coteau de Bernex. Ceux qui s'en sont approchés, tel Icare, ont vu leurs ailes se liquéfier.

Quel a été le sort réservé à ces chiens d'infidèles?
Anja, précisément, notre première lauréate : elle vient d'être immolée sous nos yeux et exilée au Stockalper dans un donjon humide, même si elle tente de conserver une existence virtuelle sur la toile. Mais cela ne trompe personne.
Ark Uller, le castagneur fou du Mad: il est devenu l'Elf de maison soumis d'Antonio Hodgers qui l'oblige à défendre le PAV.
Michèle Künzler. Qui, déjà? Ah oui, l'ermite de Vernier, coincée entre la ligne CFF et la route du Nant-d'Avril, rendue sourde par les fracas des avions et les vibrations des trains. Elle cultive des topinambours entre deux traverses CFF pleines de dioxine et mange des pommes dopées au glyphosate.

Philippe BachLa Cour des Comptes. Les deux quérulants au seau d'eau ont disparu de nos radars, essorés comme une vulgaire panosse.
Eric Stauffer ? Exilé en Valais avec son compère Dupont/d, pardon, Meideros. Ils feront moins les malins que Christian Constantin leur bottera le fondement.
Le MAH : rendez-vous en août pour le procès Gandur contre Le Courrier auquel vous serez tous invités. En attendant, Maria Perez a dû doubler sa dose de lexomil.
Les SIG ? Bizarrement, il ne leur est encore rien arrivé. Patience. Une éolienne va bien finir par décapiter un gypaète barbu ou un oligarque russe taxé au forfait, avec annexion de la Suisse à la Crimée à l'appui.
Luc Bartassat? Il quicke quelque part dans le désert. Et son œuvre vient d'être effacée d'un coup d'éponge vengeresse par un collègue ingrat.

Tous ont pêché par arrogance. Vanité des Vanités, tout est vanité. Ils ont oublié les prophéties de l'Ecclésiaste…
La vengeance de l'Ent de la Treille s'est abattue sur eux. Que cela leur serve de leçon. Quel que soit le lauréat-e de ce soir, il devra faire allégeance à l'Etat genfererisch barré, baiser nos babouches d'apparat et gravir à genoux la rampe de la Treille jusqu'au marronnier fou.
Sinon ? La colère de la Genferei tombera sur lui comme la foudre mitraille les rupestres ces jours-ci. Elle emportera jusqu'à leur souvenir dans un torrent de boue vengeresse qui déferle dans la gare de Lausanne.
Ils ne sont rien, ils nous doivent tout.
Banzaï, banzaï, banzaï.

Les Fêtes de Genève

A Genève, il y a des mystères qui hantent les couloirs de la République… Parmi ceux-ci, peut-être que ce soir, le voile sur cette véritable énigme sera enfin levé et nous aurons enfin une réponse à LA question que tout bon genevois se pose depuis 1923 : comment les fêtes de Genève ont-elles pu échapper au prix Genferei depuis tant d'années ? C'est un couple de choc qui a pris l'affaire en main : ce soir, Sophie Simon et Olivier Francey vont tenter de réparer l'injustice faite à cette vénérable tradition

 

Plaidoyer :

Sophie Simon de la Tribune de Genève et Olivier Francey de Radio Lac

 

Olivier Francey et Sophie Simon

Les travaux du Grand Théâtre

Il est aux amateurs d'harmonies ce que la salle du grand conseil est aux amateurs de cacophonies : le réceptacle de créations plus ou moins farfelues, parfois joliment trouvées, souvent inutiles, toujours décriées. Il n'a pas suffit au Grand Théâtre d'être complètement détruit par le feu lors d'une représentation un peu trop réaliste du crépuscule des dieux en 1951, il a fallu que les politiques genevois s'en mêlent… Rien ne lui sera épargné, donc.. et depuis, le pauvre, subit retards, inondations, surcoûts… Les Genevois lui préfèrent presque son éphémère et parisien remplaçant de la place des Nations… Un destin bien de chez nous, quoi… C'est la brillante Laura Drompt qui va nous convaincre que cet édifice est ce que la Genferei peut produire de plus beau, en terme de fausses notes… de frais, bien entendu

 

Plaidoyer : Laura Drompt du Courrier

Laura Drompt

Pagani et la Brochure des Votations du 24 Septembre

 

Il était temps que quelqu'un prenne sa défense… Attaquée de toute part, humiliée, honnie autant par la gauche que par la droite, elle fait l'unanimité contre elle à chaque fois qu'elle montre le bout de sa feuille, soit 4 à 5 fois par année. Les Genevois, lâches comme ils sont, imputent tous leurs propre échecs sur son pauvre petit dos de papier recyclé… Le 24 septembre dernier, sous les coups de boutoirs de conseillers municipaux en mal de publicité, elle a chuté, entraînant avec elle la votation qu'elle tentait d'expliquer. Le très grand Jérémie Seydoux, de Léman Bleu nous raconte cette aventure émouvante et permettra, peut-être, à cette fameuse brochure votation de rejoindre sa véritable place : au firmament de la Genferei

 

Plaidoyer : Jérémy Seydoux de Léman BleuJérémy Seydoux

 

Bonsoir Madame, Bonsoir Monsieur

J'me présente... Simon Brandt... Député maintenant.

Etonnamment ce soir mes vêtements ne sont pas trop grand.

On m'a chargé d'assurer la première partie du sketch de Rémy Pagani. Alors avant qu'il nous rejoigne sur scène, j'me permets de rappeler en préambule que son comportement est inadmissible et scandaleux.

Quand au lieu d'assumer sa charge de Maire, il estime qu'sa place est dans la rue avec des casseurs d'extrêmes gauche. Et qui vient nous dire en commission, tout va très bien Madame la Marquise circulez y'a rien à voir. Excusez-moi C'est tout simplement atterrant.

Quand on sait aussi combien il est payé par le contribuable pour écrire des discours mal ficelés que Pierre Maudet ne lira jamais.

Ah non pardon, ça c'est moi.

Mouenfinbref. Merci donc d'accueillir l'avocat de Monsieur Pagani. Nul autre que Rémy Pagani. C'est moins cher en honoraires. Voilà une fois encore l'exemple criant d'un homme qui dépense l'argent des autres et qu'lorsqui s'agit du sien, est beaucoup plus prudent.

Musique !

 

MUSIQUE : "Je marche seul" de Jean-Jacques Goldman

(pour se la faire version karaoké un lien à mettre en fond en chantant les paroles ci-dessous)

 

Merci Simon pour la présentation. Bonsoir Genève… Ici Rémy qui vous parle...

Jérémy Seydoux

La chancellerie c'est moi
Les votations c'est moi
Mon rêve à moi, c'est quoi ?
Moi au Conseil d'État.

Mais la ville et ses pièges
La politique veut ça
Le peuple est avec moi
Du moins c'est c'que je crois

Et j'men fous, j'm'en fous.. de tout
Des enquêtes, des amendes, de la loi.
J'm'enfuis, j'oublie
que le Maire c'est quand même moi

Jérémy SeydouxJe marche seul
Dans les rues qui se donnent
Au milieu des banderoles, je marche seul
En rêvant du grand soir

Je marche seul
Mes brochures, mes flyers
J'vois pas la différence, j'écris ça seul
Je ne suis qu'un martyr



Démissionner pourquoi ?
Voter deux fois j'aime ça
Plus on parle de moi Jérémy Seydoux
Plus on vote pour moi.

Ceux qui veulent ma peau
J'leur montre mon doigt
Le peuple est avec moi
Du moins c'est c'que je crois

 

Et j'men fous, j'm'en fous.. de tout
DU CM, DU CE, DU CA.
J'm'enfuis, j'oublie
que le Maire c'est quand même moi

Je marche seul
Dans les rues qui se donnent
Au milieu des casseroles, je nage seul
En rêvant du grand soir

Jérémy SeydouxJe marche seul
Mes brochures, mes flyers
J'vois pas la différence, j'écris ça seul
Je suis immortel.

Mais je suis tout seul
Quand mon parti dévisse
Quand Jocelyne me dépasse
Je suis tout seul
Plus personne ne m'écoute

Je suis tout seul Dans 2 ans, je m'en vais
Pourrir au Grand Conseil, c'est pas pour moi.
J'vous montre mon doigt.

La Police Genevoise

Ça fait longtemps qu'on les sentait motivés… Ca fait longtemps qu'ils essaient… Ils ont commencé avec la grève des amendes, puis la grève du rasoir, puis la grève de l'uniforme. Ils le veulent vraiment, ce prix Genferei, à tel point qu'ils sont prêts à entrer dans l'illégalité pour l'obtenir. Est-ce que la police genevoise va ENFIN atteindre le saint graal de la république ? Tous les espoirs de nos pandores résident dans le cerveau fertile et tortueux du très talentueux Eric Lecoultre, de la rédaction du Courrier !

 

Plaidoyer : Eric Lecoultre du Courrier

Eric Lecoultre

Lauréat de la Genferei 2018 :

La Police Genevoise

défendu par : Eric Lecoultre

 

Eric Lecoultre

 

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